La première guerre de Toronto

La première guerre de Toronto

Daniel Marchildon Date de parution: août 2010 ISBN : 978-2-89597-150-4 Prix : 14.95 $
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Prix du livre d’enfant Trillium 2010

Résumé

Toronto, septembre 1916. Napoléon Bouvier, jeune boxeur franco-ontarien, décide de partir rejoindre les rangs de l’armée canadienne en Europe. Rapatrié à cause de ses blessures, il revient du front, incertain de son avenir dans sa ville natale où règne un climat francophobe. Pire que tout, il ne s’attendait pas à affronter, dès son retour, un nouveau combat face à un ennemi impitoyable et invisible : la grippe espagnole. Ce fléau, qui touche plus de 50 000 personnes au Canada, fait revivre à Napoléon l’enfer du front… Le soldat Bouvier pourra-t-il gagner cette première guerre de Toronto, et si oui, à quel prix ?

Le mot de l’éditeur

Daniel Marchildon propose ici un récit historique enlevant, habilement construit autour de deux événements tragiques qui ont marqué la ville de Toronto et le pays tout entier.

Retours sur La première guerre de Toronto

« Bien que paru dans la collection 14/18, ce récit historique intéressera un public de tous âges. Napoléon et Julie ont tous deux des personnalités combatives, si jeunes et pourtant d’une maturité évoluant en accéléré étant donné les événements historiques malheureux surgissant au cours de ces trois années consécutives. Daniel Marchildon possède un vrai talent pour raconter avec émotion et justesse des vies incarnées à fond. Et tout cela toujours bien documenté sans jamais pour autant souffrir de lourdeur didactique. À lire assurément. »

Andrée Lacelle, Au cœur des mots, février 2011.

« Une excellente lecture, en raison de l’écriture vivante, du vocabulaire riche et précis et des personnages bien travaillés. »

Gina Létourneau, Lurelu, Vol. 33, n° 3, hiver 2011 p. 56.

Extrait du livre lu par Daniel Marchildon

Fiche pédagogique

La première guerre de Toronto

Daniel Marchildon

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Extraits

Corine retire sa main et la porte à sa bouche. Estomaquée, elle n’arrive pas à en croire ses oreilles. Pourtant, Napoléon poursuit :
— Je vais aller me battre et, quand je reviendrai, nous pourrions nous marier. Je suis sûr que, d’ici un an, les Allemands auront capitulé. (p. 22)

Engagé dans le bataillon des 48e Highlanders de Toronto, Napoléon s’était fait des amis. Mais il avait aussi perçu du mépris et de l’hostilité chez bon nombre de ses camarades. L’opposition croissante du Québec à la guerre, et surtout au projet de conscription du gouvernement canadien, incite certains Canadiens anglais à accuser les Canadiens français d’un manque de patriotisme. (p. 28)

Je voudrai. Je suis Canadien et né à Toronto. Je suis Canadien français et je me suis enrôlé comme volontaire dans l’armée canadienne. Je reviens du front en Europe où j’ai fait la guerre pour défendre la liberté, dont celle de parler français dans mon pays. Je me suis battu entre autres à la crête de Vimy avec des camarades vaillants. Où étiez-vous pendant ce temps ? (p. 64)

Sa voix s’éteint et il baisse les yeux. Il n’y a plus rien à dire. Un autre mort, un autre point au tableau pour la grippe espagnole qui, encore une fois, vient d’avoir le dernier mot. Napoléon contemple ses mains et ses bras musclés qui ont transporté le corps fragile qui ne pesait rien. Maintenant, sans vie, il doit peser encore moins. Il sent la main de Julie prendre la sienne. (p. 111)

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