Le silence de la Restigouche

Le silence de la Restigouche

Jocelyne Mallet-Parent Genre: Date de parution: avril 2014 ISBN : 978-2-89597-426-0 Prix : 14.95 $
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Prix littéraire du Salon des mots de la Matapédia 2015

RÉSUMÉ

« Les bernaches avec les oies blanches, ça finit toujours par porter malheur. »
Le jour où il se met à fréquenter l’école des Blancs, Simon Vicaire prend vite conscience de sa différence. Adolescent, il se voit interdire de fréquenter Isabelle Bouchard, une jeune Blanche qui l’attire beaucoup au grand dam de Meaghan, son amie d’enfance, une Amérindienne comme lui. Simon se met en tête de découvrir ce qui a bien pu se passer du temps de son grand-père, le vieux Billy, célèbre guide de la pêche au saumon, pour que les familles Vicaire et Bouchard éprouvent une telle haine l’une pour l’autre. Mais son destin bascule quand le corps de Meaghan est découvert se balançant au bout d’une corde…

LE MOT DE L’ÉDITEUR

Grande amatrice de pêche, Jocelyne Mallet-Parent s’est inspirée de ses excursions sur les majestueuses rivières Restigouche et Matapédia pour imaginer cette histoire de clans qui illustre bien à quel point la loi du silence pèse parfois sur des petites communautés isolées.

RETOURS SUR LE SILENCE DE LA RESTIGOUCHE

« Une histoire de clans moderne rappelant Roméo et Juliette, dans laquelle on décrit avec beaucoup d’acuité la situation contemporaine des réserves amérindiennes et le fossé qui semble séparer les Blancs et les autochtones. […] Le vocabulaire est riche, et l’écriture – pleine de descriptions, au rythme lent – alterne entre le présent et le passé en reflétant bien cet univers particulier. »

Marie-Christine Payette, Lurelu, automne 2014, volume 37, no 2

« Le silence de la Restigouche de Jocelyne Mallet-Parent est un fabuleux réquisitoire contre la ségrégation entre Blancs et Amérindiens au Canada. »

Culture-Hebdo, avril 2014

« Malgré le drame qui se joue, une atmosphère de calme, de sagesse et de sérénité se dégage de ce roman. (…) Le récit donne aussi l’envie de partir en canot, sur un lac sans vagues, et de s’imprégner des beautés de la nature environnante. »

Dominique Roy, Pour parler profession, mars 2015

Extraits

Vous, les Blancs, qui parlez le français, il y a à peine 400 ans que vous êtes ici et vous faites des pieds et des mains pour maintenir vivante votre identité de francophones en terre d’Amérique. Mais vous oubliez que nous, les peuples des Premières Nations, nous étions là bien avant vous. Et surtout, vous semblez ignorer que nos visées ne sont pas différentes des vôtres. Au même titre que vous, nous voulons assurer le respect de notre espace, de notre culture et de nos coutumes.

La lutte entre le poisson et moi ne fait que commencer. Malgré qu’il n’ait pas mangé depuis plusieurs mois, comme tous les saumons montés dans la rivière, il se débat avec une étonnante vigueur. Il parcourt la fosse sur toute sa longueur en donnant de violents coups de tête, cherchant désespérément à se libérer. Brusquement, dans un éclaboussement bruyant et spectaculaire, il saute hors de l’eau avant de retomber avec fracas. Le poids de son corps soulève une spirale d’eau dont les centaines de gouttelettes s’illuminent comme des diamants dans la percée du soleil qui vient tout juste de poindre à l’horizon.

Les nuits de pleine lune peuvent être aussi suaves que funestes. Pour Simon et Isabelle, elle fut divine. Pour Meaghan et les loups qui lui avaient donné rendez-vous, elle fut diabolique.

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